De Darwin (Katherine) à Adelaide

De Darwin (Katherine) à Adelaide

De Darwin (Katherine) à Adelaide

KATHERINE

Nous arpentons Katherine en long, en large, en travers, en attendant la saison des mangues. Autant vous dire que Katherine n’a désormais plus aucun secret pour nous : robinet d’eau potable plus ou moins fraîche, spot WIFI, endroit pour dormir gratuitement, faire la vaisselle, douches…! Et surtout les Hot Springs, un endroit idyllique pour se baigner « en toute tranquillité » la plupart du temps. Mais souvent beaucoup de touristes, backpackers et aborigènes s’y ressourcent également.

NITMILUK NATIONAL PARK

Katherine se situe également en bordure du Nitmiluk National Park, parc constitué de huit gorges au fond desquelles coule la Katherine river. Et c’est parti pour une randonnée de 15 kms en plein cagnard (44 °C) pour atteindre la deuxième gorge et découvrir de fabuleux paysages.

Après une semaine à Katherine à combler les journées tant bien que mal (c’est sympa aussi quelque fois le repos !), les mangues ne sont toujours pas mûres… C’est compliqué une mangue ! N’ayant plus la motivation de patienter encore quelques jours voire quelques semaines à Katherine, nous reprenons la route pour la grande traversée de l’Australie du Nord (Darwin) au Sud (Adélaïde) en passant par Alice Springs et le fameux Ayers rock 🙂 Sans oublier, bien évidemment, de chercher du travail sur notre route…

Après avoir fait nos adieux à Katherine, nous voici sur la Highway en direction d’Alice Springs avec, en chemin, quelques haltes.

MATARANKA

Première halte à Mataranka et ses sources d’eau chaude. Malheureusement, les lieux s’avèrent en travaux, des fumerolles jaillissent du sol, des chauves-souris en masse nous narguent depuis le sommet des arbres, des cochons rodent dans les parages… Autant dire que les éloges sur ce lieu étaient de trop. Nous étions bien mieux aux Hot Springs de Katherine !!! Seulement un décor de film retient notre attention et est particulièrement joli. Rien d’autre d’extraordinaire ici, nous continuons.

Les petites villes et les demandes pour du boulot s’enchainent : les restaurants, hôtels, campings et pubs du coin y passent pour la plupart mais toujours rien pour nous. Nous rencontrons des gens forts sympathiques en chemin et nous « perfectionnons » notre anglais (et notre français !).

DEVIL’S MARBLES

Deuxième halte aux Devil’s Marbles, site sacré pour les Aborigènes Warumungus. Il s’agit  d’immenses rochers, appelés « billes du diable », qui, selon les légendes, seraient des œufs du grand serpent Arc-en-Ciel. Ces belles roches ont été notre terrain de jeu pour différentes élucubrations car, après des heures de route, nous avions besoin de nous évader !

MACDONNEL RANGES

Prochaine destination : Alice Springs, la plus grande ville sur cette unique route reliant le nord au sud. Après quelques informations recueillies au centre touristique, nous partons à la conquête des MacDonnel Ranges. Les monts MacDonnel s’étirent sur plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest et à l’est d’Alice Springs. Autrefois, ces monts s’élevaient à plus de 3000 m, avant que les changements climatiques et l’érosion ne donnent naissance aux nombreux sillons qui font aujourd’hui sa réputation.

Tout d’abord, direction l’est et le Trephina Gorge Nature Park à 75 kms d’Alice Springs. Réputée pour ses falaises de quartz abruptes et ses eucalyptus résineux, un très joli sentier nous a conduites dans  de sublimes gorges rouges !!

Direction l’ouest le lendemain à la découverte de la Glen Helen Gorge, l’Ormiston Gorge et son trou d’eau de 14 m de profondeur, l’Ochre Pits avec ses carrières d’ocre aux couleurs étonnantes utilisées par les Aborigènes pour leurs peintures corporelles, l’Ellery Creek Big Hole et ses populaires trous d’eau propices à la baignade et le Simpsons Gap et son Ghost Gum Walk.

KINGS CANYON

Arrive ensuite le moment de découvrir le Kings Canyon, une profonde faille de 270 m. Nous décidons de partir tôt le matin pour marcher à la fraîche. Grand bien nous en a pris car l’entrée du chemin ferme à partir de 9h lorsqu’il fait au-delà de 36 °C. De plus, un ranger vérifie si nous avons bien nos 3 litres d’eau par personne dans le sac pour partir randonner. En tant que vraies françaises, nous n’avions qu’un litre…

Nous repartons donc au parking nous approvisionner en eau et let’s go to the trail ! Nous commençons par une ascension assez raide menant à la Lost Valley, histoire de calmer les troupes dès le début. Ensuite, les paysages sont à couper le souffle. Le soleil rend les roches magnifiques, tantôt rouge, tantôt orangée, tantôt couleur sable. Nous savourons chaque  instant. Bien sûr nous ne sommes pas les seules sur ces chemins, plusieurs groupes organisés sont présents ainsi que des touristes seuls, des backpackers… Cela ne nous empêche pas de marcher, de profiter du paysage et de prendre de belles photos. De plus, même de l’autre côté du canyon, les rangers veillent sur nous et ne manquent pas de nous rappeler à l’ordre lorsque nous sommes trop près du précipice…

ULURU NATIONAL PARK

Toujours à la recherche de paysages grandioses, nous ne perdons pas de temps et nous partons à la conquête du Parc National d’Uluru, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le bitume défile encore et toujours sous les roues de notre van, les playlist s’enchainent, les discussions vont bon train et soudain, nous apercevons une silhouette, de la roche au loin… Nous y voilà !!!

Ayers Rock

L’Ayers rock, monolithe énigmatique, vieux d’environ 600 millions d’années, trône en plein milieu du continent australien. Ce vieux rocher, gros caillou rouge, vire au carmin et au violet lors du coucher du soleil. Seul un dixième de sa masse émerge. Il est percé à sa base d’abris en surplomb servant depuis des millénaires à la pratique de rituels, cérémonies initiatiques ou cultes au serpent Arc-en-Ciel. Sa circonférence fait plus de 9 kms et sa hauteur est de 348 m.

Le base walk de 10 kms fut un plaisir à parcourir pour faire le tour de ce rocher à 7h du matin, après avoir contemplé le sunrise.

Pour les plus téméraires, il est également possible de gravir ce rocher même si cela reste une offense pour les aborigènes. Malheureusement, son ascension était fermée pour de bonnes raisons sûrement mais impossible de comprendre les explications du ranger… (températures élevées, trop de morts, sentier en réhabilitation ???)

Kata Tjuta

Deuxième attraction du National Park : Kata Tjuta (« beaucoup de têtes ») ou les Olgas. Cet ensemble de 36 dômes rouges de grès est étendu sur une superficie de 35 km². Selon la légende encore une fois, ces rochers seraient des géants pétrifiés car cet ensemble ressemble à de gigantesques crânes. Parmi ces dômes, le mont Olga est le plus haut et culmine à 1070 m.

Grâce à plusieurs sentiers, nous nous rendons au cœur de ce massif pour s’imprégner de l’atmosphère chaude, étouffante et ventée. Nous y découvrons les gorges en empruntant le Walpa Gorge Walk et la Valley of the Winds. Ouf, nous sommes encore arrivées avant la fermeture du sentier à 11h car ici,  les chaleurs sont écrasantes et les rangers ne plaisantent jamais.

Comme d’habitude, nous en avons pris plein les mirettes, autant au niveau des paysages grandioses que de la faune locale.

Mais il est maintenant grand temps de repartir pour chercher du travail dans le sud du pays. Nous reprenons donc la Highway centrale, sans toutefois oublier de nous arrêter pour découvrir les charmes de l’Australie 🙂

COOBER PEDY

Coober Pedy est notre prochain arrêt. Cette ville étonnante est la plus importante mine d’opales de l’Etat. Petite parenthèse, à savoir que nous sommes désormais dans le South Australia donc 1h de plus de décalage horaire par rapport à la France (+ 9h30). Fini le Northern Territory ! Anyway, revenons-en à nos explorations.

« The Big Winch », l’endroit « incontournable » de cette ville, est un treuil géant de 8 m de hauteur que les chercheurs utilisaient dans les mines. Ici, les magasins vendant des bijoux et opales ne sont pas rares. Nous sommes donc allées discuter avec certains commerçants pour découvrir leur travail et nous avons même eu le droit à un présent : une opale « de pacotille » sûrement, au vue des prix de cette pierre précieuse !

ADELAIDE

N’ayant pas fait fortune à Coober Pedy, nous repartons. Le prochain arrêt est indéterminé puisque nous nous arrêterons que quand nous aurons trouvé du travail ! Après avoir parcouru plusieurs kilomètres entre terre et rivière (ferry), nous rejoignons Port Augusta et nous traversons le Riverland situé à l’est d’Adélaïde et constitué de plus petites villes : Clare, Waikerie, Berri, Barmera et … Renmark.

La traversée du centre du l’Australie fut une expérience inoubliable !! Des kilomètres à perte de vue, des chaleurs éreintantes, le désert, des paysages à couper le souffle…

 

See you Australia

 

 

Caro. (et Julie)

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