D’Adélaïde (Renmark) à Melbourne

D’Adélaïde (Renmark) à Melbourne

D’Adélaïde (Renmark) à Melbourne

RENMARK

Nous avons enfin trouvé un job en route à Renmark !!

Petite anecdote : nous allions en ville nous inscrire dans une agence d’intérim, « Madec », pour faciliter nos recherches de travail et nos embauches éventuelles. En sortant, un homme nous a interpellé pour nous demander si nous cherchions du travail car il connait un hangar qui embauche et aurait besoin de main d’œuvre pour du packing. Il doit juste demander à la boss. Nous avons sauté sur l’occasion et nous l’avons suivi pour nous présenter directement. Lets go to the shed !

Bingo !!! La boss nous embauche ; elle aurait du travail pour nous pendant 2 mois. Nous emballerons donc des abricots pour commencer. Emballer, c’est-à-dire mettre dans des cartons de 5 et 10 kgs, en triant et rangeant les bons et les mauvais. Les jours s’enchainent et se ressemblent pour la plupart : lever à 6h15 pour commencer le travail à 7h, pause à 10h avec moult biscuits et thé pour certains ou café pour d’autres, lunch time de 30 min à 12h puis rebelote jusqu’à 14h-15h environ.

Tout cela, c’est bien beau, mais soyons plus précises. En fait, nous travaillons dans une packing shed au doux nom de « Pavlos fruits ». Hé oui, il s’agit d’une entreprise Grecque. Nous avons : Anna la  boss ; son mari, Chris, boss également ; Stavros le fils ; et ensuite Lynn, une amie venant des Philippines, et d’autres amis venant de temps en temps nous aider ; sans oublier, une équipe de pickers (hommes cueillant les fruits) ; et nous deux. Tout ce petit monde s’entend très bien ce qui permet aux journées de passer plus rapidement.

Pour être encore plus précises, nous sommes devant une machine avec tapis roulant qui apporte les fruits jusqu’à notre poste où nous les trions. Chacun avance à son rythme et l’entraide est de rigueur ! Les caisses sont ensuite vendues aux marchés et supermarchés d’Adélaïde. Beaucoup d’abricots passent donc sous nos mains, maintenant expertes en tri, mais également des nectarines, des pêches et des prunes. Autant dire que nous mangeons des fruits à foison ces temps-ci ! Ainsi que des avocats et des oranges donnés généreusement par des amis de la famille.

Grâce à l’accueil chaleureux de la famille Pavlos, nous avons pris place avec notre van devant leur hangar ; Anna trouve cela plus safe. Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas : alternance de nuits fraiches et trop chaudes, moustiques, bruit, mouches, … On ne s’ennuie pas !

MURRAY RIVER

Nous partons également à la découverte des alentours le dimanche, pendant notre day-off hebdomadaire. Et nous profitons de chaque après-midi pour aller à la ville et savourer la fraicheur de la Murray river, rivière la plus longue d’Australie (2750 km).

Enfin, lorsque le travail se fait rare, nous avons le droit à un weekend complet de repos. Ok nous venons de commencer notre job, mais c’est toujours aussi plaisant de découvrir les environs ! Enfin repos, c’est vite dit. Nous sommes donc parties, le week-end du 14-15 novembre, à Adélaïde, situé à 250 kms de Renmark. Nous avons découvert une grande ville, des buildings, du traffic, du bruit, des citadins, … Nous préférons vraiment le calme des petits villages, les animaux sauvages, les autochtones, la nature quoi !!!

Nous avons bien entendu fait nos touristes de base et nous nous sommes baladées dans les rues bondées. Nous sommes en effet arrivées en plein carnaval de Noël (the « Credit Union Christmas Pageant »). Des rues étaient barrées, des chars défilaient, les visages des enfants et des plus grands affichaient un sourire radieux.

Nous nous sommes accordées deux repas aux sushis du coin (Yummy !) avant de visiter une chocolaterie avec dégustation à la clé !! Et nous avons rendu visite à nos boss qui vendent leurs fruits sur les marchés d’Adélaïde tous les dimanches.

 GRANITE ISLAND

Après avoir vu ce que nous voulions à Adélaïde, nous avons continué notre route vers le Sud, direction l’océan, Victor Harbor et Granite Island. Nous avons fait le tour de la Granite Island à pied en espérant y trouver des manchots et baleines mais rien à observer ce jour-là… Les paysages étaient tout de même très jolis. A savoir que la traversée jusqu’à l’île peut se faire soit à pied, soit dans un vieux wagon de tramway tiré par un cheval de trait écossais.

GUMERACHA

Le dimanche, à 16h, il était enfin grand temps de rejoindre le bercail en passant par un dernier petit village, Gumeracha, pour y voir le long de la route un énorme cheval à bascule qui indique la fabrique de jouets en bois du coin. Pour y arriver, nous avons emprunté des « petites routes sinueuses de montagnes » car, pour la première fois, nous nous sommes retrouvées dans une vallée montagneuse. Petit rappel de nos routes françaises !

Que ça fait du bien un week-end de repos mais il faut maintenant reprendre le travail sous la chaleur (44 °C annoncés) mais toujours dans la bonne humeur 🙂

Boulot, dodo… Boulot, dodo… Boulot, dodo… Boulot, Possums, dodo !!! Hé oui, nous avons eu la chance de rencontrer, à plusieurs reprises, ces charmantes petites créatures à Renmark. A la tombée de la nuit, elles sortent dans les parcs pour venir manger des légumes directement dans la main des passants et quelques fois, elles nous font des démonstrations d’équilibristes. Attention en bas, les possums peuvent tomber des arbres dans lesquels ils aiment jouer pour atterrir directement sur la tête de quelconque personne se promenant en dessous !!

Malgré les allures de petite ville calme, on ne s’ennuie décidément pas à Renmark 🙂

Début décembre, nous avons participé à la Christmas Pageant, un évènement annuel rendu populaire.. Des chars décorés suivant les goûts et les moyens de chacun ont défilé devant nos yeux et nos visages enjoués. Nous nous sommes alors prêtés au jeu lorsque les défilants nous saluaient ou nous donnaient des bonbons. Et nous avons même eu le droit à une photo avec le Santa Claus du coin ! Balivernes… LE Père Noel, le seul et l’unique !!! Même ici il existe, et non, il ne porte pas de short !

Ca y est, après des semaines de bons et loyaux services, le boulot est terminé pour nous et ce sont des souvenirs plein la tête, le cœur gros et le van rempli de cadeaux (chocolats, vin, confiture,…) que nous quittons Renmark, ses festivités, ses résidents sédentaires et nomades…  See ya everybody !

MOUNT ARAPILES

En route, direction le Mount Arapiles, sans doute le meilleur site australien d’escalade, pour quelques parties de grimpe tant attendues !

Nous commençons donc un nouveau chapitre en Australie : celui de la grimpe. Comme nous avions entendu parler à maintes reprises des falaises de ce continent, il était hors de question de prendre l’avion sans notre matériel : baudrier, chaussons, reverso… et tout le tralala.

C’est avec joie que nous avons exploré le premier jour les nombreuses roches pour trouver des voies en accord avec nos attentes mais nous nous sommes vite rendu compte que nous aurons à faire à de la grimpe traditionnelle, sans python fixé dans la roche. Chouette, de nouveaux défis !!!

Nous découvrons alors un site super joli avec plus de 2500 voies à grimper, des kangourous et wallabies des rochers comme compagnons journaliers. Très dociles et peu farouches, ils viennent s’abreuver à nos pieds !! Ils nous encouragent également à grimper.

On se lance mais pour cela nous devons tout d’abord trouver des grimpeurs (ou grimpeuses…) avec corde et matériel (nuts et cames) qui veulent bien partager un peu de leur temps avec nous. Il ne nous aura pas fallu longtemps pour rencontrer de tels grimpeurs et qui plus est, Malcolm Matherson, une icône de la grimpe en Australie. En effet, il est l’un des premiers à avoir ouvert des voies au Mount Arapiles mais nous l’avons su que quelques jours plus tard en lisant par hasard des bouquins. Très humble cet australien !

Les jours s’enchainent et nous rencontrons pas mal de grimpeurs au Mount Arapiles avec qui nous passerons nos journées.

Nous célébrons également le réveillon de Noël et le jour J sur le roof de notre van où nous avons récemment installé un matelas pour pouvoir y contempler la voie lactée à la nuit tombée 🙂

 GRAMPIANS NATIONAL PARK

Après 5 jours au Mount Arapiles, il est grand temps de partir à la conquête d’une nouvelle contrée : le parc national des Grampians ! Bienvenue !!!

Ce parc est réputé pour les grimpeurs mais aussi pour les campeurs grâce à son atmosphère paisible et sauvage.

Beaucoup de kangourous s’y promènent mais également des émeus et des humains. Nous vous laissons savourer différents paysages qui ne parlent que d’eux-mêmes ! Ca y est, nous avons enfin retrouvé un semblant de montagnes 🙂

Après quelques balades et journées de grimpe, nous sommes vite arrivées à la fin de l’année et il a fallu trouver quelque chose à faire pour le nouvel an… Nous avons alors décidé de partir 2 jours en trek dans les Grampians.

MAJOR MITCHELL PLATEAU TRAIL

Le Major Mitchell Plateau Trail semblait idéal pour randonner et découvrir d’autres beaux paysages (recommandé par Malcolm Matherson). Il s’agit d’un sentier de 26 kms passant par le Mount William culminant à 1167 m et longeant les sommets pour ensuite redescendre du côté de Jimmy Creek. 13 kms parcourus chaque jour avec des ascensions plus ou moins difficiles et quelques fois de la grimpe pour arriver au sommet des sentiers. Personne en cette fin d’année sur notre chemin !

La chaleur nous a également accompagnées les deux jours, avec des 38° cognant sur nos têtes… Il a donc fallu prévoir assez d’eau potable pour « survivre » (2,5L par jour par personne) ainsi que toute la nourriture pour fêter le Nouvel an comme il se doit (pommes de terre, haricots verts et kangourou) !

Enfin, la tente était notre maison pour la nuit du nouvel an. Nous avons en effet campé au beau milieu des bois sur un emplacement réservé au préalable.

Bref, le premier jour fût assez éreintant pour nos organismes mais le deuxième nous a permis de profiter et de savourer chaque instant sur les crêtes des montagnes puisque nous nous sommes levées à 5h du matin pour commencer le deuxième jour à la fraîche. Et bien évidemment, nous avons pu laisser respirer nos pieds et boire un bon coup en terminant ce trail à 10h heure locale soit minuit en France. Quel timing ! HAPPY NEW YEAR EVERYBODY !!!!

GREAT OCEAN ROAD

Après avoir arpenté les Grampians en long, en large et en travers, marcher et grimper pendant 2 semaines, il était temps de reprendre la route. Direction la Great Ocean Road et ses nombreux points de vue, route dont on parle tant dans les bouquins, les livres et autres guides.

Nous n’avons en effet pas été déçues : London Bridge, The Arch, The Grotto, Twelves Apostles et beaucoup d’autres sites n’ont plus de secrets pour nous. Et maintenant, pour vous non plus !

Les routes empruntées pour se rendre à ces différents points de vue ont été tantôt sinueuses, tantôt longilignes, tantôt sèches et chaudes, tantôt très humide. Que du plaisir !

Et bien sûr, toujours un petit paragraphe sur la faune locale qui ne nous a pas échappées ! Nous avons pu apercevoir des Kookaburra (martins-pêcheurs) picorant à 1 m de nous, des Echidnés en fuite et même des koalas, tous dans leurs habitats naturels. Quelle chance !!

BALLARAT

La Great Ocean Road se termine doucement mais sûrement et nous décidons de poursuivre notre périple en direction de Ballarat, situé au nord-ouest de Melbourne.

Ballarat est une ancienne ville de la ruée vers l’or et le parc Sovereign Hill  permet de revivre cette atmosphère. Nous partons donc à sa découverte pendant 2 jours avec, pour motivation, la conquête de l’or et être plonger au cœur des rues d’autrefois.

Haaaaa, nous y voilà. La rue principale expose magasins, hôtels, diligences et passantes en crinoline. Nous y sommes vraiment, imprégnées dans ce nouveau (ou plutôt ancien) monde, et on s’y sent bien.

Au fil des heures, nous rencontrons de charmantes personnes vêtues de costumes d’époque. Un clic, et la photo est prise, quelques phrases échangées et nous sommes vite démasquées avec notre accent français… Qu’importe, nous arrivons quand même à faire quelques blagues en anglais et à faire rire !!

Ok, les personnages sont sympas, les rues sont chouettes mais il est grand temps pour nous de se lancer à la conquête de l’or. Après avoir observé « un modèle », « un échantillon », nous prenons une pelle, une « assiette de chercheurs d’or », un peu d’huile de coude (d’huile pour le dos et les genoux aussi), nous tournons, nous tournons… et le tour est joué. Nous voilà avec un beau lingot d’or entre les mains. Il est enfin temps d’aller à la banque pour la transaction. Ca y est, nous voilà riches !!!

Trèves de plaisanteries, nous aurons « seulement » quelques paillettes d’or en notre possession, trouvées à la sueur de notre front, de nos aisselles et grâce à nos « jeunes » yeux experts (pas facile de trouver une mini paillette d’or au milieu de gravats…). Pas facile de s’enrichir…

WILSONS PROMONTORY NATIONAL PARK

Bref, nous décidons de continuer de rêver en allant à la découverte du Wilsons Promontory National Park. Ce parc domine la côte à 200 kms au sud-ouest de Melbourne. Il s’agit du point le plus au sud du continent australien. Il doit sa popularité à ses plages superbes de sable blanc, ses golfes, ses caps et ses rochers de granite rouge. De plus, sur les 49 000 hectares du parc s’étendent des  montagnes couvertes d’épaisses forêts tropicales tempérées, des vallées ombragées, des petits ravins aux fougères arborescentes, des paysages côtiers spectaculaires, des landes de bruyères, des plaines herbeuses, des marécages et des plages désertes. C’est ainsi que le Mount Bishop ne nous a pas échappé ainsi que la Squeaky Beach. Nous n’avons pas été déçues du voyage !!

Toute bonne chose a une fin mais pas pour longtemps car notre aventure continue !!!

 

Caro. (et Julie)

About Caroline

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *