Apprécier le blues du retour ? Une réalité

Apprécier le blues du retour ? Une réalité

Apprécier le blues du retour ? Une réalité

Le blues du retour fait peur. Mais c’est bel et bien une réalité.

Si tu as déjà voyagé sur une longue période, fait un voyage au long court, tu sais de quoi je parle.

Le blues du retour

Mais oui tu sais ce sentiment de mieux être ailleurs que chez soi, ce sentiment de ne pas être à sa place une fois de retour. Tu as déjà ressenti ça ?

Moi oui. Et dans ces moments-là, tu n’as qu’une idée en tête : repartir. Ne plus penser aux galères, à la routine qui va à nouveau s’installer sûrement, aux devoirs et aux obligations de la vie de sédentaire. Vivre au jour le jour et apprécier chaque instant. Cela te rend triste, et tu ne sais pas jusqu’à quand tu vas rester à la maison.

Tu sais déjà que tu repartiras

Quand ? Tu ne sais pas. Où ? Tu ne sais pas non plus. Mais ce qui est sûr c’est que tu repartiras !!

Alors il faut apprendre à apprécier le blues du retour et ne plus l’appréhender. Ce sentiment lorsque tu rentres d’un long voyage, de quelques semaines, ou plusieurs mois n’est finalement rien d’autre qu’une réaction psychologique face à ce retour dans le connu, face à la restriction et au manque de liberté. Car en voyage tu étais libre. Libre de partir où tu voulais, quand tu voulais, sans te soucier de l’administratif de l’appartement, de l’assurance de la voiture, ou des examens d’école. Tu te sentais grand, et surtout libre.

C’est normal

Cette tristesse, réaction émotionnelle tout à fait normale, est précieuse puisqu’elle nous permet de nous rendre compte de l’importance de ce qui nous rendait heureux. Elle nous fait nous remettre en question, sur nous et notre mode de vie. C’est très cliché de vivre à la roots, dans un van, comme bon nous semble. Avec ce seul sentiment recherché de liberté mais chez beaucoup de backpacker c’est réel, et c’est ce sentiment qui les fait vivre, qui nous fait vivre.

Ce blues est fait donc partie intégrale du voyage et nous le ressentons tous de manière différente, à un degré différent.

Des expériences folles résument nos voyages

Loin de notre zone de confort, nous avons su vivre comme jamais nous  ne l’avait fait auparavant à la maison. Les journées étaient trop courtes, alors on se réveillait tôt le matin aux chants des oiseaux. Et se couchait le plus tard  possible, quand Morphée avait décidé de nous emmener pour de bon. Des découvertes chaque jour pour agrémenter le voyage, de nouvelles sensations, de nouveaux défis. L’inconnu ne nous faisait pas peur. Au contraire nous cherchions le non-connu, le nouveau. Fini les soirées TV, place aux soirées contemplation des étoiles ou de la faune sauvage nocturne. Tout paraît plus intéressant en voyage. Alors que les étoiles tu les as aussi à la maison mais tu ne prends jamais le temps de les regarder, les contempler. C’est banal pour toi et rien de palpitant. Mais les choses changent vite. Il faut laisser le temps au temps et ne pas se précipiter, prendre le temps de vivre. Le voyageur cherchait de nouvelles expériences culinaires. Il ne cherchait pas à savoir l’heure, s’imprégnait de chaque culture, pouvait rester perdus tout en gardant le sourire, … C’était ça aussi la liberté.

Deux sortes de voyageurs

Alors il y a les « positifs », ceux qui voient le bon côté de ce blues. Ils se disent qu’ils ont profité de chaque instant de leur voyage pour ressentir cette tristesse une fois l’aventure terminée. Ils ont réussi à lâcher prise et à se consacrer pleinement à leur liberté, leur nouvelle vie.

Et bien sûr il y a les « plus négatifs », ceux qui vont se morfondre après un long voyage. Et ils vont se précipiter pour repartir, sans apprécier le retour et ces côtés plus ou moins obscurs. Ils vont sans cesse penser au passé et ne plus apprécier le moment présent…. C’est bien dommage. Car même si nous ne sommes pas en voyage, il est tellement bon de profiter du moment présent, sans se soucier de l’avenir, du passé.

Oui, le retour à la réalité peut être difficile. Mais serait-il possible d’autant apprécier être en voyage si on ne revenait jamais chez soi ? Ce sentiment de blues te permet de te rendre compte de la liberté qui t’animais pendant ton voyage, de celle que tu voudrais pour toujours.

Alors qu’est-ce que tu attends pour être de nouveau libre ?

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